La 25e Heure

Auteur : Feldrik Rivat
Saga : La 25e Heure
Rang dans la saga : N° 1
Editeur : Editions de l'Homme Sans Nom
Date de parution : vendredi 13 novembre 2015
Public : 15 ans et plus
Genre : Fantastique
Note de la rédaction :

4° de couverture

Décembre 1888. Alors que le bon peuple de Paris s’interroge sur cette tour que l’impérieux Gustave Eiffel fait édifier à grands frais, d’étranges rumeurs circulent dans les faubourgs de la capitale : les morts parlent ! Interpellé par la presse à ce sujet, le préfet de police M. Henry Lozé tourne en ridicule « les plaisanteries de quelques coquins ».

Ainsi parle-t-il devant le beau monde, sous les feux électriques du parvis de l’Opéra Garnier. Mais, depuis l’ombre de ses cabinets, l’homme lance sur cette affaire les plus fins limiers de la République. Pendant ce temps, l’Académie des sciences en appelle à ses éminents savants pour que la pensée rationnelle, une fois pour toutes, triomphe des ténèbres de l’obscurantisme.

Notre avis

Avis de Littlewolf

Dans un Paris steampunk de la fin du dix-neuvième siècle, les inspecteurs Lacassagne et Bertillon de la Sûreté de Paris enquêtent sur la mystérieuse disparition de plusieurs cadavres célèbres…
Après la lecture de la première partie de ce diptyque, je ne sais pas encore très bien quoi penser. En effet, l’enquête est très lente au début et reste pendant longtemps assez obscure, si bien qu’on ne sait pas trop à quoi s’en tenir. À vrai dire, on ne comprend pas grand-chose pendant un long moment et je me suis sentie perdue pendant une bonne moitié du roman alors que je n’arrivais pas à voir où toute cette histoire voulait en venir. J’ai trouvé que l’intrigue s’empêtrait dans des rebondissements compliqués qui nuisent à l’histoire plus qu’ils ne la servent.
Au niveau des personnages, Lacassagne est très secret et on se demande ce que peut bien être son problème. Son côté extrêmement renfermé devient rapidement agaçant et je l’ai trouvé trop mystérieux, trop distant, trop sévère… bref, un peu trop tout.
Quant à Bertillon, on se demande ce qu’il fait là sachant qu’il passe la plus grande partie du roman à suivre son nouveau mentor sans rien faire d’autre. Ce qui me vient à l’esprit quand je pense à ce personnage est directement « c’est un gentil garçon » et je l’ai trouvé un peu mou.
Et tout ça est bien dommage car j’ai trouvé l’idée de base plutôt originale et intéressante et le cadre très bien décrit avec une ambiance un peu mystérieuse, sans oublier le côté scientifique (étant chimiste, j’aime beaucoup les romans qui remanient les découvertes scientifiques à leur sauce et je trouve amusant de voir ce que les auteurs sont capables de faire avec la science). L’auteur a de très bonnes idées qui ont juste été, à mon sens, un peu mal exploitées.
Heureusement, les événements s’accélèrent dans la seconde moitié du roman et les révélations permettent de comprendre ce qui se passe et de discerner les enjeux et surtout le danger de la situation, cela devient alors beaucoup plus intéressant. Sur la fin, tout s’éclaire puis nous quittons nos deux personnages principaux dans une situation très délicate, le cliffhanger nous laisse sur notre faim et donne envie de continuer avec la seconde partie du diptyque pour avoir le fin mot de l’histoire.
Le style de Feldrik Rivat est très riche et il ne laisse aucun répit au lecteur. Personnellement, cela ne m’a pas trop dérangée et je trouve même que cela donne un certain caractère au roman même si c’est parfois très lourd.
En conclusion, j’ai beaucoup aimé l’idée de départ qui est plutôt originale et le roman démarre bien. Cependant, j’ai trouvé l’intrigue très obscure au début et les personnages un peu trop typés. Je suis toutefois curieuse de découvrir ce qui se passe dans la suite des aventures de Lacassagne et Bertillon et les défauts du roman ne m’ont pas totalement empêchée d’apprécier ses qualités. J’espère donc que le second volet de l’aventure sera plus direct et rattrapera cette première impression mitigée, affaire à suivre !

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